Assainissement autonome
- Publié le jeudi 3 novembre 2011 08:46
- Catégorie : Autonome
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Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC)
Les missions du SPANC s’articulent autour du contrôle technique obligatoire des dispositifs d’assainissement non collectif. Ces prestations, dont la finalité est de limiter les risques de contamination et de pollution des eaux, portent essentiellement sur la conception, l’implantation, la bonne exécution et le bon fonctionnement des dispositifs (voir l’arrêté du 6 mai 1996 et l’article L 1331-1 du Code de la Santé Publique).
L’ensemble de ces prestations est effectué sur notre territoire depuis janvier 2005.
En outre, le SPANC intercommunal élargit sa mission de service public en proposant un accueil et un conseil personnalisés aux usagers, avec notamment la mise à disposition d’une documentation technique et cartographique (plans de zonage d’assainissement de chaque commune).
L’ensemble de ces missions obligatoires, ainsi que leurs modalités d’application, est défini dans le règlement intérieur du service, approuvé par le conseil communautaire.
Depuis le 20 février 2008, le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) de la Communauté détient la compétence “réhabilitation” des assainissements non collectifs. Désormais, le SPANC peut donc obtenir des aides financières du Conseil Général du Calvados et de l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN) pour les 6 communes suivantes : Louvières, Vierville-sur-Mer, St Laurent-sur-Mer, Colleville-sur-Mer, Sainte Honorine des Pertes et Maisons (autour du périmètre de captage d’eau potable).
Ainsi, les installations visitées par le technicien SPANC et classées non conformes peuvent, dans le cadre d’une maitrise d’ouvrage publique, bénéficier de 75 % de subventions plafonnées.
Une réunion publique, organisée le 18 avril dernier, a permis d’informer les propriétaires qui pourront bénéficier de ces aides.
Actuellement, 80 propriétaires ont répondu positivement, le programme est donc lancé sur notre territoire.
L’assainissement individuel, autonome, également appelé assainissement non collectif est une technique d’épuration qui consiste à traiter les eaux usées d’une habitation sur la parcelle bâtie. La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 et les deux arrêtés d’application du 6 mai 1996 reconnaissent désormais l’assainissement non collectif comme une solution à part entière, alternative au “tout à l’égout”.
Les missions du service
Les missions du SPANC peuvent se résumer en deux parties :
- une partie technique ;
- une partie communication, sensibilisation.
Les installations neuves
Le service intervient lorsqu'une personne dépose une demande de permis de construire impliquant la mise en place d'un dispositif d'assainissement individuel ou souhaite réhabiliter son installation.
La mission consiste à :
- Effectuer le contrôle de conception et d'implantation de la filière envisagée par le particulier. Il s'agit concrètement de réaliser une visite sur le terrain au cours de laquelle la faisabilité du projet est vérifiée (surface disponible, particularités du site, test de perméabilité, analyses du sol) et le cas échéant, conseiller une filière plus adaptée. Cette visite permet également d'exposer le fonctionnement du service et d'informer le particulier sur la réglementation.
- Effectuer le contrôle de réalisation avant recouvrement des ouvrages. Cette visite de conformité permet de vérifier que les travaux ont été effectués en suivant la réglementation, les règles de l'art et le projet validé par le SPANC lors de la précédente visite.
Les installations existantes
Le service concerne toutes les personnes de la Communauté de communes disposant d'une installation d'assainissement individuelle.
La mission consiste, dans un premier temps, à réaliser un état des lieux du parc "assainissement individuel". Il s'agit d'effectuer des visites chez les particuliers afin d'étudier leur installation, d'en contrôler le fonctionnement et de les informer sur la réglementation.
Les informations recueillies feront l'objet d'un rapport. Ceci permettra, dans un deuxième temps, de définir les priorités de réhabilitations.
Une mission "communication" et une action de conseil
L'objectif en matière de communication est double. D'une part, la connaissance du service et de ses missions par les habitants de la Communauté de communes principalement mais aussi les professionnels et les élus et, d'autre part, sensibiliser les particuliers à la nécessité et à l'obligation de l'entretien de leur dispositif d'assainissement non collectif.
Les redevances
La redevance concerne toutes les personnes équipées d'un système d'assainissement non collectif qui font l'objet d'un contrôle. Le zonage n'a aucun effet sur la perception de la redevance :
l'absence de zonage n'empêche pas la mise en recouvrement si le contrôle est effectivement réalisé ;
la localisation en zone " collectif " ou " non collectif " est sans effet sur le champ d'intervention du SPANC qui doit tôt ou tard contrôler TOUS les systèmes non collectifs, où qu'ils soient sur son territoire, indépendamment des zones.
La redevance n'est exigible qu'une fois le contrôle effectivement réalisé (et non dès la mise en place du SPANC, lorsque le contrôle est seulement possible), puisqu'elle en constitue la contrepartie.
Sur cette base, la redevance peut être mise en recouvrement en une fois suite au contrôle ou en plusieurs fois (par exemple en quatre fois si le contrôle intervient tous les 4 ans).
Le montant de la redevance est modéré, un recouvrement en intégralité dès réalisation du contrôle paraît intéressant à plusieurs titres : il est supportable par les usagers (le coût demeure sensiblement inférieur au montant de la dépense annuelle pour acquitter la redevance assainissement collectif), il permet d'éviter une gestion comptable trop lourde et trop coûteuse (1 prestation = 1 facture = 1 paiement) ;
MONTANT DES REDEVANCES
Redevance pour le diagnostic : 95 €
Redevance pour le bon fonctionnement : à définir
Redevance pour contrôle du neuf : 100 €
Pour toute information complémentaire :
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Vous pouvez aussi télécharger le règlement du SPANC (.PDF)
La ventilation secondaire
L'extraction des gaz (ventilation secondaire)
Elle est assurée par une canalisation de diamètre identique à celui des canalisations de collecte des eaux usées et toujours supérieur ou égal à 100 millimètres.
La canalisation d'extraction est prolongée au-dessus du faîte du toit et dans tous les cas au-dessus des locaux habités, en évitant autant que possible les coudes à 90 degrés (remplacer par deux coudes successifs à 45 degrés) et se terminant par un extracteur statique ou éolien.
Les canalisations de ventilation
Elles doivent toujours avoir une pente suffisante pour permettre l'évacuation des eaux de condensation vers le dispositif d'assainissement.
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< 1 - Entrée d'air
Elle est assurée par la canalisation de chute des eaux usées (en général, celle des wc) prolongée dans son diamètre jusqu'à l'air libre au-dessus des locaux habités
2 - Orifices des canalisations de ventilation
- Ils doivent être équipés de grilles pour empêcher l'intrusion d'insectes et petits animaux.
- Ils doivent être placés en toiture en fonction des vents dominants
- Ils doivent être placés à distance de la VMC (risque de refoulement d'odeurs) et des fenêtres.
3 - Extraction des gaz (ventilation secondaire)
L'évacuation des gaz doit s'effectuer à l'air libre, au-dessus des locaux habités, par une canalisation équipée d'un extracteur statique ou éolien. Cette canalisation pourra être intégrée au bâti de manière à améliorer l'esthétique du bâtiment (sinon un tuyau de couleur "crépi").
4 - Canalisation de collecte des eaux usées
Elle doit être inclinée selon une pente de 2 à 4%.
5 - Piquage et extraction des gaz
- Un piquage doit être réalisé en amont et un autre en aval du dispositif de prétraitement.
- Si la filière comprend un préfiltre, le piquage doit être réalisé en aval de celui-ci.
Elle s'effectue par des canalisations de collecte provenant des différents équipements de l'habitation. Chaque canalisation pourra, dans la mesure du possible, être équipée d'un regard de collecte au niveau de sa sortie. Ces eaux sont conduites vers le dispositif de pré-traitement.
Diamètre des conduites
Il doit être de 100 millimètres minimum. Le diamètre utilisé doit permettre d'évacuer rapidement et sans stagnation les eaux usées provenant des appareils sanitaires et ménagers.
Cote de sortie des canalisation de collecte des eaux usées
Elle doit être la moins profonde possible afin d'éviter l'installation d'une pompe de relevage et faciliter l'entretien (30 centimètres maximum).
La cote de sortie détermine la cote du dispositif de traitement qui devra être aussi peu profonde que possible (de 30 à 50 centimètres). Une concertation entre le maçon et le plombier (ou le terrassier chargé de l'assainissement) est donc nécessaire.
Dans le cadre d'une réhabilitation, il conviendra de vérifier s'il est nécessaire de rehausser la cote de sortie des canalisations d'évacuation (pompe de relevage possible).
Pente de 2 à 4%
Eviter autant que possible les coudes à 90 degrés (les remplacer par deux coudes successifs à 45 degrés)
La fosse toutes eaux
C'est l'élément de prétraitement des eaux usées domestiques essentiel et indispensable dans la majorité des filières d'assainissement non collectif.
Caractéristiques :
elle doit être compatible avec la hauteur du remblayage final, dépendant de la profondeur de pose.
elle doit être munie d'au moins un tampon de visite étanche permettant l'accès au volume complet de la fosse lors des vidanges.
certaines fosses disposent d'un préfiltre intégré qui retient les grosses particules solides pouvant s'en échapper. Il évite le colmatage du dispositif de traitement en cas de dysfonctionnement de la fosse toutes eaux. Pour celles qui n'en sont pas équipées, il est conseillé d'en installé un en aval.
les raccordements des canalisations à la fosse toutes eaux devront être souples (joint élastomère ou caoutchouc) et éviter fuites et infiltrations d'eau.
| Nombre de chambres d'habitation | jusqu'à 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| Volume de la fosse toutes eaux | 3000 litres | 4000 litres | 5000 litres | 6000 litres | 7000 litres |
1 - Raccordement des canalisations
- à réaliser après le remplissage en eau de la fosse afin de prévenir les conséquences des terrassements
- utiliser des raccords souples (joint élastomère, caoutchouc...)
2 - Tampons de visite étanches à l'eau et à l'air
utiliser si nécessaire des rehausses pour disposer les tampons à la surface du sol
3 - Remblayage final
déposer des couches successives de terre végétale débarrassée de tous les éléments caillouteux ou pointus
Mise en place de la fosse toutes eaux
Elle doit être placée au plus près de l'habitation (distance inférieur à 10 mètres) et à l'écart du passage des véhicules et de toute autre charge, tout en restant accessible pour l'entretien.
1 - Lit de pose
sur un plan parfaitement horizontal, disposer un lit de sable compacté de 10 à 20 centimètres d'épaisseur.
1 - Remblayage latéral
remplir l'appareil d'eau claire tout en remblayant systématiquement autour (épaisseur de 10 à 20 centimètres) avec du sable en couches successives compactées par arrosage et sans objet étranger (cailloux, pièces métalliques...)
Le préfiltre
Situé en aval de la fosse toutes eaux ou incorporé à celle-ci, il permet de retenir les grosses particules solides qui peuvent s'en échapper. Il évite ainsi le risque de colmatage du dispositif de traitement.
Son installation est fortement conseillée. Elle est obligatoire dans le cas exceptionnel du traitement séparé des eaux vannes et des eaux ménagères.
Mise en place : idem à la fosse toutes eaux.
1 - Remblayage latéral
remplir l'appareil de pouzzolane jusqu'au niveau requis et d'eau claire avant de remblayer autour avec du sable en couches successives compactées par arrosage (épaisseur de 10 à 20 centimètres).
2 - Tampons de visite étanches à l'eau et à l'air
utiliser si nécessaire des rehausses pour disposer les tampons à la surface du sol.
3 - Lit de pose
sur un plan horizontal disposer un lit de sable compacté de 10 à 20 centimètres.
1 - Préfiltre intégré à la fosse toutes eaux
Le bac à graisses
Il est situé en amont de la fosse toutes eaux.
Il retient huiles, graisses et flottants ainsi qu'une partie des matières lourdes. Cet appareil ne se justifie que dans le cas d'importants rejets de graisse ou lorsque la fosse toutes eaux est éloignée de la maison (distanace supérieure à 8-10 mètres).
Il doit être situé à moins de 2 mètres de l'habitation et ne recueillir que les eaux ménagères (cuisine et salle de bain) ou, si possible, seulement les eaux des cuisines, jamais les eaux vannes.
Il doit être accessible pour faciliter son entretien.
| Eaux de cuisines seules | Eaux ménagères (cuisine, salle de bain) |
| 200 litres | 500 litres |
Mise en place : idem à la fosse toutes eaux.
1 - Remblayage latéral
remplir l'appareil d'eau claire avant de remblayer autour (épaisseur de 10 à 20 centimètres) avec du sable en couches successives compactées par arrosage
2 - Tampons de visite étanches à l'eau et à l'air
utiliser si nécessaire des rehausses pour disposer les tampons à la surface du sol
3 - Lit de pose
sur un plan horizontal disposer un lit de sable compacté de 10 à 20 centimètres
Tranchées d'infiltration à faible profondeur en terrain en pente
Si la pente du terrain est supérieure à 5% mais inférieure à 10%, la technique des tranchées d'infiltration à faible profondeur en utilisable est disposant les tranchées perpendiculairement à la pente.
Le sol en place est utilisé comme système épurateur. L'évacuation de l'eau s'effectue par infiltration dans le sous-sol.
Mise en oeuvre :
La réalisation des tranchées s'effectue dans les mêmes conditions que celles réalisées sur terrain plat.
Un drainage des eaux de ruissellement peut être nécessaire en amont de l'installation d'assainissement.
Au delà d'une pente de 10%, prévoir l'aménagement de terrasses d'infiltration.
1 - Arrivée des eaux prétraitées (pente de 0,5 à 1%)
2 - Départ de chaque tuyau (horizontal sur 50 centimètres)
3 - Tuyau de raccordement
4 - Tranchée d'infiltration
5 - Regard de bouclage
6 - Tuyau de bouclage
7 - 2 coudes à 45°
Attentions particulières :
- tranchées d'infiltration perpendiculaires à la pente du terrain
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les tranchées.
- tuyaux de raccordement non perforés
- exécution des tranchées au plus près de la surface
- le départ de chaque tuyau de raccordement est horizontal sur au moins 50 centimètres depuis le regard de répartition
- pente des tuyaux d'épandage (0,5 à 1%)
- espacement entre deux tuyaux d'épandage de 3,5 mètre minimum
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- mise en place correcte du géotextile
Lit d'épandage à faible profondeur
La réalisation de tranchées d'infiltration peut s'avérer difficile par la mauvaise tenue des parois (cas des sols sableux).
Dans ce cas, on peut remplacer les tranchées à faible profondeur par un lit d'épandage à faible profondeur.
Le sol en place est utilisé comme système épurateur. L'évacuation de l'eau s'effectue par infiltration dans le sous-sol, à la fois en fond de fouilles et latéralement.
Mise en oeuvre :
Réaliser une fouille à fond horizontal d'une profondeur de 60 à 80 centimètres. La surface dépend de la taille de l'habitation et de la perméabilité du sol.
Scarifier le fond de la fouille au râteau sur environ 2 centimètres de profondeur et éviter tout piétinement ou passage d'engin sur le fond scarifié afin de ne pas compacter la zone d'infiltration.
Mettre en place les matériaux dans les mêmes conditions que pour les tranchées d'infiltration à faible profondeur.
Au delà d'une largeur de 5 mètres, il faut répartir les effluents à l'aide de 5 tuyaux d'épandage.

1 - Arrivée des eaux prétraitées
2 - Regard de répartition
3 - 2 coudes à 45°
4 - Tuyau non perforé sur 1 mètre
5 - Infiltration
6 - Regard de bouclage
7 - Tuyau de raccordement
Attentions particulières :
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les tuyaux d'épandage.
- tuyaux de raccordement non perforés
- exécution des tranchées au plus près de la surface
- pente des tuyaux d'épandage (0,5 à 1%)
- espacement entre deux tuyaux d'épandage de 0,5 à 1,5 mètres
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- mise en place correcte du géotextile
Tranchées d'infiltration à faible profondeur en terrain en pente
Si la pente du terrain est supérieure à 5% mais inférieure à 10%, la technique des tranchées d'infiltration à faible profondeur en utilisable est disposant les tranchées perpendiculairement à la pente.
Le sol en place est utilisé comme système épurateur. L'évacuation de l'eau s'effectue par infiltration dans le sous-sol.
Mise en oeuvre :
La réalisation des tranchées s'effectue dans les mêmes conditions que celles réalisées sur terrain plat.
Un drainage des eaux de ruissellement peut être nécessaire en amont de l'installation d'assainissement.
Au delà d'une pente de 10%, prévoir l'aménagement de terrasses d'infiltration.
1 - Arrivée des eaux prétraitées (pente de 0,5 à 1%)
2 - Départ de chaque tuyau (horizontal sur 50 centimètres)
3 - Tuyau de raccordement
4 - Tranchée d'infiltration
5 - Regard de bouclage
6 - Tuyau de bouclage
7 - 2 coudes à 45°
Attentions particulières :
- tranchées d'infiltration perpendiculaires à la pente du terrain
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les tranchées.
- tuyaux de raccordement non perforés
- exécution des tranchées au plus près de la surface
- le départ de chaque tuyau de raccordement est horizontal sur au moins 50 centimètres depuis le regard de répartition
- pente des tuyaux d'épandage (0,5 à 1%)
- espacement entre deux tuyaux d'épandage de 3,5 mètre minimum
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- mise en place correcte du géotextile
Filtre à sable vertical non draîné
Solution généralement utilisée dans le cas d'un sol filtrant très perméable (sol fissuré).
Du sable siliceux lavé mis à la place du sol existant est utilisé comme système épurateur. Sous ce sable, le sous-sol, perméable, est utilisé comme moyen d'évacuation par infiltration.
Mise en oeuvre :
Réaliser une fouille à fond horizontal de profondeur de 1,1 à 1,6 mètres. La surface dépend de la taille de l'habitation.
Scarifier le fond de la fouille au râteau sur environ 2 centimètres de profondeur et éviter tout piétinement ou passage d'engin sur le fond scarifié afin de ne pas compacter la zone d'infiltration.
le sous-sol est fissuré, mettre un géotextile ou une géogrille en fond de fouille.
Mettre en place successivement sur toute la surface de la fouille, le sable lavé (le film imperméable si les parois de la fouille sont en roche fissurée), le gravier, les regards et canalisations.
Etaler le gravier avec précaution de part et d'autre des canalisations.
Disposer le géotextile sur la surface du gravier en remontant les bords le long des parois verticales.
Remblayer avec de la terre végétale (ne pas compacter).
1 - Arrivée des eaux prétraitées
2 - Regard de répartition
3 - 2 coudes à 45°
4 - Tuyau non perforé sur 1 mètre
5 - Infiltration
6 - Regard de bouclage
7 - Tuyau de raccordement
Attentions particulières :
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les tranchées.
- tuyaux de raccordement non perforés
- exécution de la fouille au plus près de la surface
- pente des tuyaux d'épandage (0,5 à 1%)
- espacement entre deux tuyaux d'épandage de 1 mètre et entre tuyaux et bords de fouille de 50 centimètres
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- choix des matériaux à mettre en place (granulométrie, épaisseur...)
- mise en place correcte du géotextile et de la géogrille
Terre d'infiltration
Solution utilisée lorsque la nappe d'eau souterraine est très proche de la surface du sol.
On réalise un lit filtrant vertical non drainé au-dessus du sol existant. La technique du tertre d'infiltration nécessite généralement un relevage des effluents prétraités si l'habitation n'est pas en surplomb du tertre.
Mise en oeuvre :
Le tertre repose sur le sol en place (la surface dépend de la taille de l'habitation).
Décaper la couche herbeuse en conservant le maximum de terre végétale. Scarifier le sol au râteau sur environ 2 centimètres de profondeur et éviter tout piétinement ou passage d'engin.
Possibilité d'utiliser des déblais pour délimiter et stabiliser le pied du tertre.
Déposer successivement et horizontalement sur toute la surface du tertre, le sable lavé, le gravier, les regards et canalisations.
Etaler le gravier avec précaution de part et d'autre des canalisations.
Disposer le géotextile sur la surface du gravier et sur les parois du tertre.
Prévoir un apport de terre végétale pour le recouvrement (ne pas compacter).
1 - Arrivée des eaux prétraitées éventuellement par poste de relevage
2 - Regard de répartition
3 - 2 coudes à 45°
4 - Tuyau non perforé sur 1 mètre
5 - Infiltration
6 - Regard de bouclage
7 - Tuyau de raccordement
Attentions particulières :
- surface du tertre à sa base et au sommet
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les drains.
- tuyaux de raccordement non perforés
- tuyaux d'épandage horizontaux
- espacement entre deux tuyaux d'épandage (1 mètre) et entre tuyaux et bords du tertre (50 centimètres)
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- choix des matériaux à mettre en place (granulométrie, épaisseur...)
- mise en place correcte du géotextile
- angle de talutage le plus faible possible
- poste de relavage adapté
Lit à massif de sable - ou filtre à sable vertical drainé
Solution généralement utilisée dans le cas où le sol est très peu perméable. Du sable siliceux lavé mis à la place du sol existant est utilisé comme système épurateur. Sous ce sable, des tuyaux de drainage (identiques aux tuyaux d'épandage) collectent les effluents filtrés et les évacuent vers le milieu hydraulique superficiel (accord du propriétaire indispensable).
Mise en oeuvre :
Réaliser une fouille à fond plan horizontal de profondeur 1,2 à 1,7 mètres pour le lit filtrant (la surface dépend de la taille de l'habitation) et pour le tuyau d'évacuation une tranchée avec une pente de 0,5% minimum. Retirer tous les cailloux de gros diamètre.
Si le terrain est vulnérable (nappe à protéger, sol très fissuré), mettre un film imperméable en fond de fouille du lit filtrant en remontant sur les parois verticales
Mettre en place regard de collecte, tuyaux de drainage et d'évacuation (afin d'assurer la permanence de l'évacuation des eaux, le tuyau d'évacuation doit se situer au-dessus du niveau des plus hautes eaux).
Etaler le gravier avec précaution de part et d'autre des canalisations
Disposer le géotextile ou la géogrille sur la surface du gravier en remontant les bords le long des parois verticales.
Déposer successivement sur toute la surface de la fouille le sable lavé, le gravier, les canalisations et regards.
Etaler le gravier avec précaution de part et d'autre des canalisations.
Disposer le géotextile sur le gravier en remontant les bords le long des parois verticales.
Remblayer avec de la terre végétale (ne pas compacter).
1 - Arrivée des eaux prétraitées
2 - Regard de répartition
3 - 2 coudes à 45°
4 - Tuyau non perforé sur 1 mètre
5 - Tuyau de bouclage et de drainage
6 - Regard de collecte
7 - Tuyau d'évacuation (non perforé) pente de 0,5% minimum (si nécessaire, mettre un clapet anti-retour)
8 - Regard ou "té" de bouclage
9 -Tuyau de raccordement et de drainage
Attentions particulières :
- regard de répartition horizontal pour assurer une bonne répartition entre les tuyaux d'épandage.
- tuyaux de raccordement non perforés
- pente des tuyaux d'épandage entre 0,5 et 1%.
- espacement entre deux tuyaux d'épandage (1 mètre) et entre tuyaux et bords de fouille (50 centimètres)
- bouclage des tuyaux d'épandage avec un regard (ou té de visite)
- choix des matériaux à mettre en place (granulométrie, épaisseur...)
- mise en place correcte du géotextile
Technique : Lit filtrant drainé à flux vertical : le lit à massif de zéolite -filière compacte
Cette solution, nécessitant un exutoire, est généralement utilisée lorsque le sol en place est très peu perméable et/ou la surface disponible trop faible pour le lit à massif de sable. Cependant, ce dispositif ne peut pas être mis en place lorsque des usages sensibles (conchyliculture, baignade,…) existent à proximité du rejet.
Le lit à massif de zéolite comporte :
un matériau filtrant à base de zéolite naturelle placé dans une coque étanche et réparti en 2 couches de granulométrie différente. Après tassement, l'épaisseur doit être au minimum de 50 cm ;
des cheminées destinées à l'aération du filtre ;
un système d'épandage destiné à répartir les effluents sur toute la surface du massif de zéolite ;
un système de drainage, situé en fond, destiné à collecter les effluents après traitement ;
Coupe longitudinale :
1 - Cheminées d'aération diamètre 40
2 - Regard de répartition
3 - 1/2 tube diamètre 110 de protection
4 - Tuyau d'épandage diamètre 40
5 - vers exutoire
Vue en coupe transversale des réseaux de drainage et d'épandage :
1 - Cheminées d'aération diamètre 40
2 - Couche de gravier roulé lavé 15/40
3 - Tuyau d'épandage diamètre 40
4 - 1/2 tube diamètre 110 de protection
5 - Géodrain
6 - Tapis diffuseur
7 - Géogrille
8 - Matériaux filtrants grosse granulomètrie
9 - Matériaux filtrants petite granulomètrie
10 - Structure drainante
Technique : Filtre à sable horizontal drainé
Solution utilisée dans le cas où le sol est très peu perméable et où les conditions locales imposent un rejet des eaux traitées à faible profondeur afin de rejoindre un fossé, un ruisseau...
L'eau à traiter parcourt une succession de matériaux de granulométrie décroissante pour être épurée. A l'extrémité aval, un drain collecte les effluents filtrés et les évacue vers le milieu hydraulique superficiel.
Bien que préconisé par la loi, ce dispositif n'est pas conseillé. En effet, les performances épuratoires de ce système ne sont pas optimales
Mise en oeuvre :
Réaliser une fouille à fond plan avec une pente régulière de 1% d'une profondeur d'au moins 55 centimètres (la largeur dépend de la taille de l'habitation). Surcreuser une rigole en extrémité aval du filtre. Retirer dans cette rigole tous les cailloux de gros diamètre. Pour le tuyau d'évacuation, réaliser une tranchée avec une pente de 0,5% minimum.
Si le terrain est vulnérable (nappe à protéger, sol très fissuré), mettre un film imperméable en fond de fouille du Alit filtrant en remontant sur les parois verticales
Mettre en place le gravier 10 - 40 puis poser au-dessus le regard et les canalisations d'épandage.
Etaler le gravier avec précaution de part et d'autre des canalisations.
Placer le regard et la canalisation de drainage en fond de rigole.
Placer le tuyau d'évacuation (afin d'assurer la permanence de l'évacuation des eaux, ce tuyau doit se situer au-dessus du niveau des plus hautes eaux).
Mettre en place le gravillon 6 - 10 en amont et en aval du filtre, puis le sable lavé 2 - 4 millimètres (il ne doit pas y avoir de gravillons sous le sable).
Disposer le géotextile sur les matériaux.
Remblayer avec de la terre végétale (ne pas compacter).

1 - Arrivée des eaux prétraitées
2 - Regard de répartition posé de manière parfaitement horizontal et stable sur 35 cm de gravier 10 - 40
3 - Tuyau d'épandage obturés aux extrémités par des bouchons PVC étanches
4 - Tuyau de drainage
5 - Regard de collecte
6 - Tuyau d'évacuation (non perforé) pente de 0,5% à 1%
Attentions particulières :
- profondeur de la rigole de collecte (plus basse que le fond de fouille)
- regard de répartition horizontal et bien centré dans la largeur du filtre pour assurer une bonne répartition entre les tuyaux d'épandage.
- pente des tuyaux d'épandage entre 0,5 et 1%.
- obturation des extrémités des tuyaux d'épandage par des bouchons PVC
- choix des matériaux à mettre en place (granulométrie, épaisseur...)
- mise en place correcte du géotextile



